Historique de l'aérodrome de Dole-Tavaux

1943 Activité Aérienne Allemande 

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Heinkel 111 Zwilling pentamoteur du I/LG2 à Tavaux
    Le terrain de Tavaux n'accueillait pas que de la Chasse de nuit, on observe de nombreuses allées et venues d'appareil sur le camp de Tavaux, quotidiennement des appareils de l'école de perfectionnement au  bombardement du KG IV/55 de Dijon y font escale et y réalisent des exercices, on observe aussi des avions école du F.F.S.a2 de Luxeuil les Bains.

    Le 5 février 1943, les Allemands coupent tous les arbres bordant le canal du Rhône au Rhin, ceux ci gênant l'approche aérienne .  

    Le 21 Avril 1943, on installe des lampes rouges sur le campanile du clocher de Dole afin de guider les appareils de chasse de nuit, les Allemands auraient envisagé en raser une partie 
1943 Heinkel 111 Z tracteurs de planeurs du I/Luftlandgeschwader 2.

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   Les staffels (escadrilles) du I/Luftlandgeschwader 2 revinrent de Crimée avec armes et bagages pour être répartis sur les bases de Istres et de Dijon-Longvic vers la fin du printemps 1943 . 
   Si les témoignages évoquent de 2 à 3 Heinkel 111 Z , la présence de deux appareils au moins est absolument confirmée, l'un d'entre eux qui se trouvait à Tavaux sera abattu début 1944 alors qu'il était à l'exercice et tractait deux Planeurs Gotha 242 à la verticale de la ville de Dole , un autre sera observé sur plusieurs photographies de reconnaissance lors des bombardements de Dijon au printemps 1944.  

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Tracé du He111z

Moteur central

Heinkel 111z A2

     Armes d'invasion, ces énormes avions constitués d'un couplage de deux bombardiers réunis par l'ajout d'un moteur central, ils servaient à tracter des planeurs lourds destinés à l'acheminement de troupes et de matériels.
      Extrêmement rares, bien que très au point et donnant toute satisfaction, ils ne furent réalisé en série qu'à une douzaine d'exemplaires en incluant deux prototypes ... 
      Les essais commencèrent en 1941, encourageants, ils déboucheront sur des missions programmées dès 1942, sur Malte, Astrakan et Stalingrad, mais l'utilisation réelle par deux staffels du I./LG2 commencera véritablement en 1943 en Crimée, ils seront ensuite rapatriés en France sur Istres, Dijon et Tavaux.    

    On observa sur Tavaux des gros porteurs Me 323 du 1./LG2 et également plusieurs types de planeurs DFS 230 et Gothas 242 .

      Avec leur arrivée, on notera de nombreux exercices de planeurs tractés entre Tavaux et  Dijon.
8 août 1943 Mitraillages et bombardement.
   Le 8 août 1943, vers 3h00, 2 avions alliés lâchent 2 bombes sur la piste d'envol creusant 2 entonnoirs de 4 mètres de profondeur sur 15 mètres de diamètre, le camp est sévèrement mitraillé, (avion allemand sera détruit au décollage et à même le camp, il n'y aura aucun blessé ni dommages collatéraux, par contre un combat aérien causera la perte d'au moins un appareil allemand qui ira s'écraser dans un bois près d'Aumur,
   L'alerte donnée interrompra la fabrication à l'usine Solvay ou une cinquantaine de projectiles de 20 mm explosifs et perforants laisseront quelques traces notamment sur les bâtiments destinés à la fabrication de la Soude, ces projectiles semblent venir du combat aérien .(Source A.D.21)
   Il y a fort à penser que la finalité de ce bombardement était de mettre à mal la chasse de nuit Allemande avant les bombardements du nord de l'Italie et de la région de Milan, les nuées d'avions alliés survoleront Dole les nuit des 10/13/15/16 Août 1943.
8 août 1943 : Accident à l'atterrissage d'un Chasseur de nuit
    Le même jour que le straffing et le bombardement du Camp de Tavaux, les archives allemandes font état d'un Dornier 217 N-1 chasseur de nuit accidenté et endommagé à 30%  au retour d'une mission, l'avion est contraint de réaliser un atterrissage forcé suite à un ennui moteur, 2 numéros de série sont donnés pour l'appareil du 6./NJG4 (1415 & 1514), il y a une vraisemblance d'erreur, l'accident ne concerne qu'un appareil. L'équipage sera sauf.
20 Août 1943  Crash d'un Do 217 Chasseur de Nuit  à  Bon Repos 
   Le  20 août 1943, vers 16h00 un bimoteur Dornier 217 N-1 Chasseur de nuit du 6./NGJ4 en vol pour des réglages ou à l'issue de réparations ne parviens pas à se poser, il survole le terrain à très basse altitude et accroche la ligne électrique en bout du terrain. 
   Il ne s'agit pas en tout cas d'un combat aérien, à cette époque de la guerre la Luftwaffe n'engage d'ailleurs que très rarement ses coûteux avions radars dans des interceptions de jour, certes une mauvaise rencontre avec un chasseur allié à long rayon d'action peut toujours se produire ...   
   Basé à Tavaux, il portait le numéro de série( werk nummer) n° 1594.
   Des ouvriers de l'atelier de menuiserie du camp observent la scène, l'appareil réalise plusieurs tonneaux, s'écrase et s'embrase immédiatement .
       D'autres témoins habitant Choisey se souviennent d'avoir vu l'appareil brûler sans pouvoir l'approcher, les allemands en interdisant l'accès..
       Les trois membres de l'équipage seront tués et l'avion sera relevé par les équipes du camp de Tavaux, et iunhumés à Dole dans un premier temps, les sépultures des infortunés aviateurs se trouvent aujourd'hui au cimetière allemand d'Andilly  en Meurthe et Moselle ou seront regroupées après guerre les tombes des soldats allemands venant  de la région de Dole lorsque les corps n'ont pas été réclamés et rapatriés par les familles.
Unteroffizier Hans Dietrich Lüders (pilote)
  Unteroffizier Georg Balthasar (radio navigateur)    
 Gefreiter Karl Schachner (mécanicien de bord et mitrailleur )
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      Le hasard du regroupement et peut être l'impossibilité d'effectuer le recoupement à l'époque fît qu'ils seront inhumés dans des tombes différentes.   

     Il n'a été est retrouvé qu'un seul  type de munitions de 20mm, donc en l'état rien ne permet d'affirmer que l'avion puisse être équipé d'un rare système d'arme dorsal " Schrague Muzzik " comme on en verra à Tavaux, mais en 1944...

     Le lieu de l'accident est aujourd'hui appelé à l'urbanisme et à la construction et va disparaître, d'ailleurs il ne reste pour ainsi dire rien, comme il est d'usage désormais, des sondages viennent d'être effectués par les services Paléontologiques pour déterminer l'intérêt Archéologique du site et rien ne s'oppose ...     

1er septembre 1943, accident d'un Bf 110- G4 du 6./NJG4

    Au retour d'une mission d'interception, le Bf 110 n° 5431 présente un ennui moteur suite à un combat aérien, il sera endommagé à 15 %, l'équipage sera sauf.

30 septembre 1943, accident d'un Dornier 217 N-1 du 6./NJG4

    Au retour d'une mission d'interception, le Dornier 217 N-1 n° 2005 légèrement endommagé au cours d'un combat aérien est victime d'un accident au roulage, il sera endommagé à 15 %, l'équipage sera indemne.

25 novembre 1943, accident d'un Junker 88 C6 du 1./NJG4

    Au retour d'une mission d'interception, victime d'un problème moteur et à la suite d'un combat aérien, le Junker 88 C6 n° 360290 du 1/NJG4 est accidenté à l'atterrissage et sera détruit à 30%. L'équipage sera indemne.

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